
Histoire de l'Église Saint-Julien
Un sanctuaire aux portes du village
Une église née au bord de la via Domitia, refuge de voyageurs, prieuré disputé entre Cruis et Sisteron, et témoin de huit siècles de vie paroissiale.
Au pied de la colline où s’élevait jadis le château d’Aubignosc, l’église Saint-Julien veille depuis le Haut Moyen Âge sur les habitants, les voyageurs et les pèlerins empruntant les voies anciennes.
Hors de l’ancien castrum, établie près d’une source et de la route historique, elle fut tour à tour prieuré de Cruis, refuge provisoire du chapitre de Sisteron et cœur religieux du Bignosc.
Son histoire, complexe et profondément ancrée dans celle du village, accompagne les transformations du territoire jusqu’au XIXᵉ siècle.
I. Un sanctuaire pré-castral au pied du château : l’emplacement fondateur de Saint-Julien
Située dans la plaine, au pied de la colline du château, l’église Saint-Julien se trouve en dehors de l’enceinte primitive et n’a probablement pas fait partie du castrum originel.
Proche du cimetière auquel elle est associée depuis longtemps, elle est orientée traditionnellement, son chevet tourné vers l’est.

À quelques mètres, une source captée au pied du tertre d’Aubignosc — qui a donné son nom au quartier de la Cure¹ et de la Font² — explique l’installation très ancienne de l’église à cet emplacement stratégique.

Sa proximité de la via Domitia, encore empruntée au Moyen Âge par les voyageurs et les pèlerins vers Rome, renforce l’hypothèse d’une église d’accueil. Son vocable le confirme : Saint Julien, protecteur des voyageurs, est fréquemment invoqué dans les sanctuaires établis près des chemins.
L’église Saint-Julien s’inscrit ainsi dans la tradition des lieux de culte pré-castraux, apparus avant la création des villages fortifiés et destinés à offrir halte, prière et protection.

II. Éléments trouvés sur l’histoire de l’église
Fin du Moyen Âge – Règne de Philippe III puis Philippe IV (1274–1316)
1274 — Pouillés³ des diocèses : Aubinosc – St-Julien d’Albinoscho.
Les comptes des décimes⁴ mentionnent Saint Julien d’Aubignosc, confirmant la dédicace à ce saint des voyageurs.
1308 ⁵
Parmi les biens échangés entre l’évêque de Sisteron Jacques Gantelmi et Jacobus Buaymandi, prévôt de Sisteron, figurent les quartes de dîmes des églises d’Aubignosc, de Château-Arnoux et de Castro Novo Carbonario (Châteauneuf-Val-Saint-Donat), données au prévôt par l'évêque.
Crises médiévales – Règne de Philippe V, Charles IV, Philippe VI et Jean II (1316–1380)
1347-1348 ⁶ — Période de la peste noire.
À l’évêché de Sisteron, les chanoines prébendés⁷ tiennent des prieurés, dont celui d’Aubignosc dépendant de Cruis. Le prieuré Saint-Julien d’Aubignosc dépendait de l’abbaye de Cruis, mais l’évêque et les chanoines de Sisteron avaient différents droits sur les revenus du prieuré. Cet état persistera au moins jusqu’en 1646 ⁸.
Fin de la guerre de Cent Ans – Règne de Charles VI et Louis XI (1380–1483)
1420 ⁹
Mention des droits de l’évêque de Sisteron sur l’église d’Aubignosc. L’évêque perçoit la dîme tous les quatre ans¹⁰ à Sisteron.
Réduction du quatron ¹¹ de bleds perçu au prieuré du Bignosc Saint-Julien. Étienne Masseti est alors prieur d’Albignosco (acte au castrum de Lurs).
Renaissance – Règne de Charles VIII à Henri IV (1483–1610)
1514 ¹²
Durant la peste à Sisteron, le chapitre cathédral se réfugie à Aubignosc. Sans doute dans la vicairie, ce qui laisse penser qu’il y avait déjà une habitation contigüe à l’église où la majorité du chapitre pouvait être hébergée.
1558 ¹³
Fondation de la cure d’Aubignosc par le révérend père de Villeneuve.
1591 ¹⁴
Le 17 Novembre, traduction de Christiane Boekholt : Insinuations¹⁵, provisions¹⁶ et collations¹⁷ du prieuré de Saint Julien du lieu de Binosc pour Messire François Guillermin prieur dudit prieuré, au diocèse de Sisteron.
1601 ¹⁸
Nouvelle implantation du village au Forest d’Aubignosc (ou près de l’église ?). Antoine Mottet nommé curé de l’église paroissiale de la vicairie Saint-Julien. Il est bénéficiaire de l’église de Sisteron (c’est l’évêque qui nomme un curé, il n’y a donc plus de prieur, c’est-à-dire plus de tutelle de Cruis, même si le prieur est commendataire).
XVIIᵉ siècle ¹⁹
Le prieuré séculier Saint-Julien apparaît dans les bénéfices du diocèse de Sisteron.
Grand Siècle – Règne de Louis XIII et Louis XIV (1610–1715)
1613 ²⁰
Le prieur donne au curé Messire Chieusse une maison, ses dépendances et un jardin enclos.
1615-1632
Guillaume Chieusse, vicaire de la paroisse (notes de l'Abbé Ayasse)
1624-1629 ²¹
Le prieuré régulier Saint-Julien d’Albignosco, ordre de Saint-Augustin, est tenu par des chanoines réguliers du monastère de Cruis.
1633 ²²
La vicairie perpétuelle de Saint-Julien du Bignosc est confiée à Jacques Chieusse.
1646 ²³
Le prieuré Saint-Julien dépend toujours de Saint-Martin de Cruis.
1648
Copie de consultation à propos des difficultés de l’économe de Sisteron représentant le Prieur du Bignosc.
1656 ²⁴
Devis de réparations à l’église et au clocher par M. Formel, maçon de Peyruis. Le porche baroque actuel, à fronton interrompu, date vraisemblablement de cette campagne. Peut-être lié à un changement de dépendance entre Sisteron et Cruis.
Note de Jeanine Bourvéau : "Il faut attribuer à cette date son porche baroque qui fait référence aux porches à fronton interrompu de la première Renaissance. Cette restauration correspond-t-elle à un changement de dépendance, l’évêché de Sisteron au lieu de l’abbaye de Cruis ?"
1662 — Date portée sur la porte de l’église (réfection probable).
Note de Jeanine Bourvéau : "Il semblerait, d’après la date gravée au dessus de la porte, qu’il y ait eu une réfection en 1662."
1663 ²⁵
Date sur une tombe de la sacristie.
Jacques de Michaelis, abbé du Bignosc, chanoine de Sisteron, fils d’Honoré de Michaelis, seigneur du Bignosc.
1674 ²⁶
L’économe de l’évêque de Sisteron prend la dîme des grains au prieuré de Saint-Pierre de Peipin et le canton de Bignosc y est annexé.
1632-1677 ²⁷
Jacques Chieusse, vicaire, restaure l’église et fait construire l’église du Forest.
1686 ²⁸
Après le décès de Jacques Chieuse, ancien vicaire d’Aubignosc, inventaire de ce qu’il laisse.
1677-1690 ²⁹
Vincent Pons, vicaire de la paroisse.
1701 ³⁰
Prieur : Messire de Thomassin, évêque.
1713 ³¹
Fondation d’un autel sous le titre de Notre-Dame de l’Annonciation.
1714
Ensevelissement de Jean de Laidet, seigneur du Bignosc, dans la chapelle Saint-Jean-Baptiste (sacristie actuelle).
Siècle des Lumières – Règne de Louis XV (1715–1774)
1730 ³²
Charles Guigues, prêtre et curé du Bignosc. Bénédiction de la cloche du Bignosc donnée par feu Jean Bayle.
1690-1737 ³³
Charles Guigues, vicaire du Bignosc, enseveli dans la tombe des vicaires.
1734
Mort de Jacques Mauduech, prêtre du Bignosc, enseveli dans la tombe des vicaires.
1739 ³⁴
Messire Joseph Bourgerel, vicaire actuel de la paroisse d’Aubignosc.
1741 ³⁵
En mai, Messire Joseph Bougerel, curé du Bignosc, précise à propos des travaux contenus dans les rapports du 30/07/1738 et 05/09/1740, qu’ils devaient être achevés au mois de mars 1741, cependant il ne peut mettre ses pailles et foins à couvert à cause de l’état du plancher du grenier. En août, visite à maison curiale de travaux exécutés aux prix faits le 21/10/1740 en présence de notaire Courbon et des maçons Antoine Hugues sergent choisi par les consuls, Jacques Figuière (Sisteron), Antoine Guigue menuisier.
Joseph Bougerel, prêtre de maison curiale, vicaire du dit lieu, exprime la réserve suivante :
"À la réserve du haut degré auquel sera encore fait par les dit maçons. Huit degrés qui règneront depuis la chambre du 2ème étage usques immédiatement sur la muraille qui a été faite pour la séparation du dit degré d’avec les greniers à foin. Cela fait la maison sera recette comme étant tous les ouvrages reconnus par nous être faits."
1748 ³⁶
6 septembre : nouvelle mise aux enchères des réparations à la maison curiale. Litige entre le prieur et le curé du Bignosc : tous deux se disputent pour définir qui doit prendre en charge les travaux pour la chapelle du Forest.
1751 ³⁷
Réparations de la main courante du perron. Requête³⁸ des habitants du Forest pour obtenir leur propre paroisse.
1737-1753
Joseph Bougerel est vicaire du Bignosc ; Grégoire Mottet, le curé.
1754
La chapelle du Forest devient succursale de l'église Saint-Julien d'Aubignosc. L’église succursale du Forest est en fonction, mais baptêmes et mariages ont lieu à Saint-Julien.
1755 ³⁹
L'église Saint-Julien est mentionnée comme bénéfice du diocèse de Sisteron, et est unie au séminaire de la Sainte-Garde⁴⁰ de Sisteron. On ne dit plus qu’elle dépend de l’abbaye de Cruis, elle semble dorénavant dans le domaine du seul évêque.
1757 ⁴¹
Bougerel est enseveli dans la tombe des vicaires. Nouvelle réparation de la main courante du perron de la porte d’entrée.
1769 ⁴²
Visite épiscopale à l’église d’Aubignosc. Comptes rendus par Messire Tartonne, curé du Bignosc, à propos de la chapelle du Forest.
1753-1794 ⁴³
Jean François Tartonne est vicaire et curé d’Aubignosc.
Fin de l’Ancien Régime – Règne de Louis XVI (1774–1791)
1790 ⁴⁴
Dans le district de Sisteron, canton de Château-Arnoux, sur la commune d’Aubignosc, il existe un domaine situé « au quartier de la Cure et de la Font », possédé par Gudinis (?) pour le chapitre de la cathédrale de Sisteron ainsi que pour sa maison de mission, dans cette même ville.
Ce bien, dont les prieurs décimateurs (religieux chargés de percevoir la dîme, c’est-à-dire l’impôt ecclésiastique sur les récoltes) ont la gestion, est composé de terres cultivées, d’un grand jardin et de fermes. Il est loué à Sébastien Maurel et Jean-Pierre Fabre.
Un extrait des registres de la municipalité d’Aubignosc indique que le conseil souhaite se porter acquéreur de l’ensemble des biens nationaux de la commune. Il s’agit notamment de « un domaine au quartier de la Cure et de la Font, le tout appartenant à la Mission de Sisteron et au chapitre de la cathédrale de la même ville, composé de terres cultes et incultes, grand jardin etc.. affermé à Sébastien Maurel et Jean-Pierre Fabre par acte de Me Fichat (?), notaire à Sisteron ».
D’après les archives (Série 1Q60, article 2/9/554), Jacques Courbon, d’Aubignosc, est déclaré adjudicataire (personne qui remporte un bien mis en vente aux enchères publiques) d’un édifice national⁴⁵ situé dans la commune, connu sous le nom de « La Paroisse », pour la somme de cinq livres six sols.
Enfin, Jean Guillaume Imbert, également habitant d’Aubignosc, est devenu adjudicataire (acheteur lors d’une vente aux enchères publiques) d’un autre édifice national situé au hameau du Forest, pour la somme de « 10 livres pas an ».
1791
Jean François Tartonne, vicaire et curé d’Aubignosc, prête serment à la constitution civile du clergé en février 1791, en compagnie de J.L. Suquet de la succursale du Forest.
Pendant la Révolution, le curé Fabre de Peipin baptise secrètement les enfants et confesse les malades.
Après le Concordat (1801)
Le curé Desmichel de Peipin dessert la paroisse d'Aubignosc et le Forest. Les curés suivants furent : Laplane, Laidet, Bertrand, Ubaud, Latil, Lambert, Rochette, Maurel, Chabert.
1844-1847 ⁴⁶
La vicairie est remise en état.
1849 ⁴⁶
Conflit entre le curé Chabert et le maire Roubaud, qui fait appeler un ministre protestant.
Dès 1850
Succession de curés : Martin, Fabre, Andran, Brunel, Brémond, Daumas, Ayasse, Desdier, Chabrier.
1861
Fin du récit par le curé Ayasse.
Ce que nous pouvons retenir
L'histoire de l'église Saint-Julien n'est pas seulement celle d'un édifice religieux, mais le reflet des transformations sociales et politiques de la Haute-Provence sur plusieurs siècles.
Voici les points clés à retenir :
Une origine médiévale solide : anciennement liée à un prieuré dépendant de l'abbaye de Cruis, l'église trouve ses racines dans une structure bénédictine ancienne, témoignant de l'importance du réseau monastique dans la région dès le Moyen-Âge.
Un héritage de l'abbé Ayasse : la mémoire de l'édifice doit beaucoup aux recherches méticuleuses et aux notes manuscrites de l'abbé Ayasse. Son travail a permis de préserver les récits des figures marquantes du clergé local et les détails de la vie paroissiale.
Une résilience face aux crises : le patrimoine religieux d'Aubignosc a survécu aux tourments de la Révolution française, aux réformes successives et aux changements de régimes politiques, prouvant l'attachement constant de la communauté à son église.
Une transition vers la modernité : l'évolution de Saint-Julien illustre le passage d'un bénéfice claustral ancien à une paroisse structurée, au cœur des tensions et des enjeux de la Provence rurale du XIXe siècle.
Un symbole d'identité locale : à travers les portraits de ses desservants, comme l'abbé Chabrier, l'église demeure un témoin de la ténacité d'un patrimoine qui a su traverser les siècles pour parvenir jusqu'à nous.
Notes
¹ Le terme Cure désigne ici la maison curiale, c’est-à-dire l’ancienne résidence du curé et le centre administratif de la paroisse.
Autour de cette maison s’est formé au fil du temps un petit quartier, regroupant les bâtiments liés à la vie religieuse : presbytère, dépendances, parfois granges ou jardins appartenant au clergé. On parlait donc du quartier de la Cure pour désigner cette zone proche de l’église et du cimetière.
² Le mot Font vient du provençal fònt (« source ») ou du latin fons.
Ce quartier doit son nom à une source ancienne, probablement l’un des principaux points d’eau d’Aubignosc. Comme souvent en Provence, un hameau ou un ensemble de maisons s’est développé autour de la fontaine ou du point d’eau, essentiel pour les habitants comme pour les voyageurs.
³ Clouzot E., Pouillés des provinces d’Aix, Arles, Embrun, AD13 Marseille B107, p.113 et 121. Les Pouillés sont des registres ecclésiastiques médiévaux qui listent toutes les paroisses d’un diocèse, ainsi que leurs revenus, leurs obligations et parfois les noms des titulaires.
Ils servaient à organiser les impôts du clergé et à connaître précisément les églises dépendantes d’un diocèse. Ici, le document de 1274 confirme qu’il existait à Aubignosc une église Saint-Julien, nommée St-Julien d’Albinoscho.
⁴ Les décimes sont des impôts prélevés par l’Église : c’était une fraction (souvent le dixième) des revenus ecclésiastiques. Les comptes des décimes consignaient les paroisses imposées, les montants collectés et les bénéficiaires. Ils sont essentiels pour retracer l’existence d’une église et son importance économique.
⁵ VARANO MC, Annexe de sa thèse, p 88/89 de Gastinel, p.581/582
⁶ A.D.13, B192, folio 57
⁷ Un chanoine prébendé est un chanoine (membre du chapitre d’une cathédrale) qui reçoit une prébende, c’est-à-dire un revenu régulier provenant d’une terre, d’un prieuré ou d’une dîme. Un chanoine prébendé ne réside pas forcément dans le prieuré qui lui fournit ses revenus. Ainsi, au XIVe siècle, certains chanoines de Sisteron percevaient les revenus du prieuré d’Aubignosc, bien qu’ils n’y habitent pas.
⁸ A.D. 84, MS 1431
⁹ A.D.04, GASTINEL folio 617
¹⁰ A.D.04, GASTINEL folio 619
¹¹ A.D.04, GASTINEL folio 613. Le quatron signifie littéralement le quart. Le quatron de blé est donc le quart de la récolte de blé due au prieuré par les paysans ou par le détenteur d’une ferme ecclésiastique. Une réduction du quatron de bleds signifie que l’évêque diminue la part de blé que le prieuré d’Aubignosc devait verser, probablement en raison d’une mauvaise récolte, d’une guerre, d’un accord administratif ou politique.
¹² A.D.04, GASTINEL folio 613
¹³ A.D.04, archives municipales d'Aubignosc
¹⁴ A.D.04, 6G10
¹⁵ Insinuation : acte par lequel une nomination ecclésiastique est inscrite officiellement dans un registre public ou diocésain.
¹⁶ Provision : acte par lequel l’évêque confère un bénéfice (prieuré, cure…) à un clerc.
¹⁷ Collation : acte ecclésiastique par lequel un bénéfice est attribué à quelqu’un.
Ainsi, le document de 1591 officialise la nomination de François Guillermin comme prieur de Saint-Julien du Bignosc.
¹⁸ A.D.13, A833
¹⁹ GASTINEL, folio 49
²⁰ A.D.04, archives municipales d'Aubignosc
²¹ GASTINEL, folio 141
²² GASTINEL, folio 139 et Abbé AYASSE, p.24.
²³ A.D.04, archives municipales d'Aubignosc
²⁴ A.D.04, archives municipales d'Aubignosc
²⁵ Notes de l'Abbé Ayasse, p.26
²⁶ GASTINEL, folio 54
²⁷ Notes de l'Abbé Ayasse, p .25/28
²⁸ A.D.04, archives municipales d'Aubignosc
²⁹ Notes de l'Abbé Ayasse, p.28
³⁰ Notes de l'Abbé Ayasse, p.24
³¹ GASTINEL, folio 54
³² Déclaration de don cité par l’Abbé Ayasse : énumération des bien et avantages, p.19-23.
³³ Notes de l'Abbé Ayasse, p.29
³⁴ ³⁵ ³⁶ ³⁷ A.D.04, archives municipales d'Aubignosc
³⁸ Notes de l'Abbé Ayasse, p.33
³⁹ Besse J.-M. Abbayes et prieuré de l’ancienne France, province ecclésiastique d’Aix, T.2, Diocèse de Sisteron . p.70.
⁴⁰ La Sainte-Garde est un établissement religieux situé à Sisteron, fondé pour la formation des prêtres du diocèse, l’enseignement religieux et la gestion de certains revenus ecclésiastiques. À partir de 1755, le bénéfice de Saint-Julien d’Aubignosc est uni au séminaire, ce qui signifie que les revenus de l’église d’Aubignosc servaient désormais au fonctionnement du séminaire. L’abbaye de Cruis n’avait plus aucun droit sur le prieuré.
⁴¹ Notes de l'Abbé Ayasse, p.38
⁴² Notes de l'Abbé Ayasse, p.35
⁴³ Notes de l'Abbé Ayasse, p.34 et 37
⁴⁴ A.D.04 Vente des biens nationaux, Série 1Q75, Article 426.
⁴⁵ L’édifice national du Forest
Pendant la Révolution, les biens de l’Église sont confisqués et deviennent « biens nationaux ».
Ils sont ensuite vendus aux enchères. Ainsi, l’édifice national du Forest désigne la chapelle du Forest, devenue propriété de l’État en 1790, puis revendue à un particulier, Jean-Guillaume Imbert.
⁴⁶ Notes de l'Abbé Ayasse, p.47
📌 Sources
Cet article s’appuie sur le travail documentaire et historique de Jeanine Bourvéau et de l'association Les Amarines.
Aubignosc, Bignosc, Clergé provençal, Prieuré, Église Saint-Julien, Église Saint-Julien l'Hospitalier, Lieu de culte pré-castral, Peste noire, Histoire paroissiale, Diocèse de Sisteron, Abbaye de Cruis
